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Ces
derniers années, le look d'Aguilera a tellement changé qu'il est
méconnaissable : du blond au noir corbeay au roux, de l'aguicheuse à la
****** à quoique vous soyez quand vous embrassez Madonna en sandwich
avec Britney Spears. Mais peu importe la façon dont vous la décriviez,
les mots "élégante" et "classique" pouvaient rester en paix. Pas ce
soir. Bien qu'elle soit dans un style club-casual (confortable) dans un
haut col-V blanc en cashmire, jean brut et hauts talons à imprimé
léopard, la coiffure bouclée d'Aguilera, ses lèvres de poupée d'un
rouge lumineux et son étincelante barrette rouge suggère une Jean
Harlow style R&B. C'est Aguilera version 3.0 : un petit oiseau
chanteur de l'ère Jazz de Broadway. Et à ce que ça en a l'air - voyons
si j'ai bien compris - la demoiselle travaille ce look. "J'essaie
vraiment de ressentir la musique que je fais à travers mes faits et
gestes dans la vie" déclare la jeune femme de 25 ans. « Par exemple
maintenant, même si je ne vais qu'au studio, je ne sors jamais sans
rouge à lèvres rouge éclatant ».
Le nouvel album d'Aguilera, "Back
to Basics", censé sortir dans 2 mois, mélange un ancien son soul avec un
"beatsmanship" dernier cri pour montrer une vitrine retour aux
origines/hip hop pour sa voix hors du commun. Tissant un thème
cabaret-Weimar , c'est décidément un album concept. « En fin de compte,
c'est vraiment cool de simplement suivre une vision d'ensemble, »
dit-elle. « Je pense que ça entraîne un meilleur produit ». Et la
vision est audacieuse, si elle n'est pas associée de différentes
manières à la provocation des chaps laissant les fesses à l'air.

Pour
promouvoir l'album, Aguilera a prévu une tournée des clubs de jazz, y
compris le prestigieux Blue Note, un établissement à New York. En
entendant ceci, certains pourraient imaginer le fantôme d'Ella
Fitzgerald dispersant des serments fétides dans le vent, mais c'est
également impressionnant. Imaginez pendant une seconde la rivale de
toujours d'Aguilera, Britney Spears, tenter quelque chose comme ça -
l'idée est folle, une plaisanterie. Mais avec la voix nucléaire
d'Aguilera, qui devient indécente en public avec une originalité
beaucoup plus crasse que le cliché Hefnerien tresses-et-pull-à-messages Spears, c'est presque crédible. Après tout
Aguilera a offensé des susceptibilités beaucoup plus fortes que les
snobberies du jazz dans sa carrière. Peu importe le chahut
qu'elle elle ait soulevé, il atteint certainement son respect ici au
Teddy's, où un visage célèbre ou une empreinte de poignet ultra-violet
est tout ce qui empêche l'éjection soudaine sur un poussiéreux
Hollywood Boulevard. Un recoin de table de cocktail est discrètement
vidé des patrons alors que nous marchons à travers la foule en feu,
Aguilera s'asseyant près de son nouveau mari, Jordan Bratman. Elle a
l'air heureuse et ce qu'elle dit sonne pareil. « Je suis à un point
dans ma vie où je n'ai jamais été plus heureuse » m'avait-elle dit.
« Je suis très calme. Je ne me sens pas nerveuse ni attristée par quoi
que ce soit. »
Bien que les deux soient clairement des
souverains de la pop, il y a une vraie vibration turbulente entre le
jeune couple, en riant se poussant du coude et sirotant du Cristal
(champagne), et Bratman a une grande part de responsabilité dedans.
Gentil petit juif de New York, ce directeur de marketing en musique de
28 ans ne donne pas directement l'impression de pouvoir aborder une
bombe sexuelle lambda. Il avance de façon réservée à travers la foule,
un sourire serein sur son visage rond et barbu. Dans une pièce où
beaucoup d'hommes dépensent un millier de dollars rien qu'en produits
capillaires, il porte une casquette de base-ball rouge des Yankees et
un pantalon camouflage. Mais il est clairement un aimant à câlins pour
Aguilera, qui avant ceci avait toujours semblé si seule. Maintenant
elle est dans une file de Conga (danse cubaine) composée de 2
personnes, suivant derrière Bratman, les mains sur ses épaules, remuant
son derrière sur la musique ambiante tout en quittant leur recoin pour
le balcon. Flanquée des carcasses de sécurité et tandis que les flûtes
de champagne sont visibles de temps en temps, ils sont rejoints par
quelques potes, parmi lesquels Justin un Timberlake et un autre gard
qu'Aguilera définit comme "un vieux copain du Mickey Mouse Club. Peu
après, L'intempérie Violette (= purple rain) s'empare de la scène
(Prince).

Dans une veste orange miroitante et une guitare
turquoise, Prince fait ses vocalises avec une soul sister afro et deux
choristes absurdement sexy dans des jupes de gogo danceuses et dansant
comme les Ikettes (choristes de Tina Turner à une époque). Aguilera a
déjà rencontré The Artiste avant, et avec son mètre 58 elle peut même
le regarder dans les yeux (" Il m'a l'air même plus petit que moi
"
dit-elle). Lorsqu'un mec blanc profondément intoxiqué est choisi dans
la foule et forcé à...danser, en quelque sorte, Aguilera et Timberlake
se marrent, se penchant par dessus la ballustrade. "Mec, ce mouvement
est cool," dit Prince pendant que le gars redescent de la scène. "Je le
vole."
Et alors que je regarde la minuscule chanteuse à mes
côtés regardant le minuscule chanteur sur scène, je réalise quelque
chose. Peut-être est-ce la déformation dûe à la proximité avec le monde
des stars, peut-être est-ce l'effet trompeur sur les neurones du
Cristal, mais pendant un moment la théorie semble tout-a-fait
plausible. Un talent gigantesque dans un corps minuscule. Un génie pour
le fougueux et le théâtral. Une énorme obsénité, ça fait partie de
l'art.
Christina Aguilera est-elle la version féminine de Prince?
En
fait, Prince est la version féminine de Prince. Si Aguilera est la
version féminine de quelqu'un, c'est celle d'Eminem, cet autre dur,
centrale électrique et blond comme les blés, avec des origines
modestes, souffrant de la violence du parent du sexe opposé et victime
des crocs du Triumph the Insult Comic Dog. (L'insulte de Triumph pour
Eminem: " Ma mère était aussi une ****, mais j'écris pas des chansons à
propos de ça ". L'insulte de Triumph pour Aguilera: "C'est comme
regarder un film porno où les musiciens sont moins bons.") Mais plus
important, ils ont tous les deux imposé dans un idiome (un style)
musical traditionnellement noir, ce qui fait quasiment d'eux des
jumeaux (pas étonnant qu'ils se soient affrontés).

Les capacités
vocales d'Aguilera n'ont que quelques similitudes mineures avec les
performances théâtrales régulièrement offertes dans American Idol et
son prédécesseur Star Search (où elle est apparue lorsqu'elle était
enfant). Elle a un contrôle, une force et une nuance bien meilleure que
la plupart des faiseurs de bruit, et sa voix a longtemps été énorme et
curieusement mûre. « Elle a une impressionnante tessiture, un don de
Dieu " dit d'elle Ron Fair, actuel président de Geffen, qui a signé
Aguilera en 1998 après une démonstration a cappella renversante dans
son bureau quand il était à RCA. « Mais c'est également sa capacité à
subdiviser des harmonies, ce qu'elle entend quand un accord est joué,
ce qui se forme dans son esprit, ce que sont ses impulsions musicales
et stylistiques -- tout ça vient d'un intellect vraiment fortement
évolué. Quand vous pouvez aller de Herbie Hancock à Nelly à Andrea
Bocelli à votre propre truc, vous savez que vous êtes quelque chose
d'assez spéciale ».
Elle a interprété la chanson de Mariah
Carey "Vision of Love" sur une chaîne télévisée locale réussissant
parfaitement chaque riff, y compris le passage du sifflet pour chien
altissimo, à seulement 10 ans. La légende veut également que Jessica
Simpson ait été effrayée à une audition car elle passait après
Christina. "Ouai, j'ai entendu parler de cette histoire " m'a
dit Aguilera avant le show de Prince, plannifiant une nuit de Cristal
avec une flûte de Veuve Clicquot. " Elle a dit ça plusieurs fois
". Vous ne croyez pas que ce soit vrai ? "Non non, je sais que c'est vrai."
Aguilera
était une petite, lumineuse présence à travers la cabine comparé à moi
dans cet endroit Franco-Méditerranéen illuminé par des bougies à West
Hollywood. Ses cheveux blonds-blanc soigneusement tirés en arrière,
chaînes en or pendant le long de son pull col-V dans une direction
suggestive. Après une rapide consultation sur son téléphone portable
avec son mari --« Hé, bébé, quelle salade tu aimes ici ? » -- elle a
commandé quelque chose de feuillu, ainsi que le mignon de filet. Ce fut
rafraîchissant de voir une artiste de LA soucieuse de son corps, se
donnant en représentation, boire de l'alcool et manger de la viande,
mais ça paraît aussi logique dans son cas : de gros mammifères robustes
doivent mourir pour nourrir cette voix.
Bien qu'elle soit encore
si jeune, Aguilera a acquis une certaine lassitude du monde ayant
survécu à la saga épique de Christina Aguilera jusqu'ici. Elle faisait
partie de la promotion des "popstars ado des années 90", mais déjà ses
talents vocaux la plaçaient bien à part de ses pairs. Star à 7 ans
(chantant dans les fêtes de quartier et peu après l'hymne national pour
l'équipe locale "Penguins and Pirates"), performeuse à la télé à 12 ans
(avec Britney, JC, et Justin sur le "All New Mickey Mouse Club" ("le
tout nouveau mickey mouse club")) et découverte phénomène à 18 ans
(avec le hit numéro 1 "Genie in a Bottle"). Pas mal, lorsqu'on connaît
les conditions pas vraiment idéales supportées en coulisses.

À
l'école primaire, elle avait été harcelée et menacée assez fréquemment
par les brutes de Pittsburgh agacées par sa célébrité que sa famille a
dû déménager. Plus douloureux, son père, Fausto, qu'ils ont quitté
quand Aguilera avait 7 ans, a battu sa mère. Même les premiers
souvenirs d'Aguilera concernant la musique sont ombragés par la
mélancolie du trauma. « C'était mon unique façon d'échapper aux
sévices » a-t-elle dit. « Je courrais jusqu'à ma chambre et j'écoutais
la bande son de The Sound of Music. J'ouvrais mes fenêtres et je
chantais avec la musique, les collines sont vivantes… »
Naturellement,
rien de ceci n'a été divulgé dans son lors de son 1er album très
contrôlé, Christina Aguilera, avec ses hits fleurs bleues bubblegum
"Genie in a Bottle" et "What a Girl Wants". Mais la vague de célébrité
qui a suivi a apporté plus de problèmes. Un père abusif a conduit à un
manager qu'elle a poursuivi, entre autres, pour fraude (l'affaire a été
enterrée après qu'un accord ait été trouvé) - sans oublier des
trahisons par le personnel parmi lequel un garde du corps de confiance,
« comme un grand frère pour moi » qu'elle a accusé de lui voler de
l'argent. Quand le succès lui a permis à 20 ans de s'emparer des rênes
pour son album suivant, "Stripped", le single notoirement torride,
« Dirrty » et un clip scandaleux réalisé par David LaChapelle ont
projeté la chanteuse comme une sorte de Nouvelle **** du Quartier (New
Skank on the Block, allusion à New Kids on the Block). L'album
"Stripped" écrit en grande partie par Aguilera, et bien qu'il était
vraiment énervé et triste, s'est perdu dans le battage médiatique qui
s'ensuivit.
« Je n'étais pas le genre d'artiste à avoir besoin
que ma maman me tienne la main et que mon papa gère ma carrière,»
a-t-elle dit catégoriquement, une fois le dîner fini. « Il ne
s'agissait que de moi. J'étais à New York à 15 ans toute seule, et par
la suite, c'était un endroit où il était pénible d'être ». Le sens
principal de l'album a été mal compris. « Stripped c'était vraiment moi
en train de dire tout ce que j'avais en moi, dénudée du superflu, sans
me soucier de quiconque autour de moi. » Elle a appelé ça une
"accumulation". Après des années où l'on m'a dit comment m'habiller, quoi
porter, ou tout du moins de ne pas être provocante - et je suis une
personne très sexuelle, c'est dans ma nature de dépeindre cela dans mon
art ; ça fait partie de ma façon de m'exprimer artistiquement. Et mon
équipe de manager était si indifférente à cela, m'incitant à faire ces
concours en ligne débiles pour "Beanie Baby" - la poussant à la
démonstration pubère. « Cette image m'a été collée - et Dieu merci,
je
lui ai claqué la porte au nez - mais ça a été vraiment dur pour moi.
J'en avais gros sur le coeur ».
Mais tout en enregistrant le
très énervé "Stripped", exutoire de tensions, cela lui a pourtant
également apporté plus de problèmes avec les hommes - sous la forme
d'un producteur qui a laissé des blessures profondes d'une façon ou
d'une (elle n'entrera pas dans les détails). « Il ne mérite pas d'être
mentionné, » a-t-elle dit. « Ca fait partie du passé, et j'ai enterré
tout ça. Je dirai juste qu'il est une personne ignoble et une excuse
navrante pour un homme. » Un de plus dans la lignée d'hommes ignobles
la laissant douté qu'il y avait un autre type d'hommes.

Quand
Aguilera commençait le travail sur "Stripped", Ron Fair, qui deviendra
son mentor, a eu la bonne idée de lui suggérer d'essayer de travailler
avec une productrice (donc une femme). Il l'a mise en contact avec
Linda Perry, ancienne chanteuse-compositeur du groupe alt-rock du début
des années 90 de San Francisco: 4 Non Blondes. Elles ont immédiatement
accroché, et quelques mois plus tard Perry s'est retrouvée à jouer à
Aguilera une chanson sur laquelle elle était en train de travailler, le
hit transformateur-de-carrière "Beautiful". L'audacieuse ballade de
grand-fille a à Aguilera de marquer une étape significative, passant de
la pop/porn star insipide qu'elle était à quelque chose d'un peu plus
profond. Appelez ça la néo-soul. " La 1ère fois qu'elle s'est
assise au piano et a commencé à la chanter " se rappelle Aguilera,
" j'ai dit 'je dois absolument chanter cette chanson ! J'ai complètement
apparenté la chanson à ce moment de ma vie, je me sentais si
vulnérable. Dans le pont quand ça dit, ' Peu importe ce que nous
faisons, peu importe ce que nous disons / Nous sommes la chanson dans le
refrain / Pleine de belles erreurs... Il faut une forte
connexion avec soi-même pour dire de tels mots."
Il est 23h un
jeudi au studio d'enregistrement de Perry au nord d'Hollywood. Encadrée
par un Buddah en or et éclairée par des bougies, une Aguilera réservée
paraissant studieuse s'assied sirotant un grand café, portant un tee
shirt blanc avec de longues manches lui couvrant les poignets, les
cheveux tirés en arrière à la façon d'une institutrice, écoutant
attentivement le dernier mix de Perry. Piercée et tattouée de façon
baroque, Perry s'assied derrière la table de mixage avec son chapeau
jamaïcanisant. La productrice au teint olive avec les yeux kôhlés
ressemble - si vous réussisez à imaginer ça - à une jolie Keith
Richards. " Okay, ça me va " dit-elle. Des haut-parleurs
fixés au mur, une fantaisie carnavalesque et fantasmagorique rappelant
les années 20 tourbillonne, une voix féminine de racoleur prometteuse
de tressaillements et de frissons lorsqu'on pense aux coûts élevés
implicites dans l'industrie musicale. Bienvenue au plus grand
spectacle… au plus grand spectacle sur terre. Puis, alors que
l'orchestre s'engouffre à grand pas vers Abbey Road - évoquant
l'évolution de l'accord, un puissant alto, de la taille d'un stade
vient s'élever par-dessus. Le contraste entre cette voix et la petite
chose à l'allure scolaire qui en est la source assise à côté de moi me
donne froid dans le dos.
Quand ça s'arrête, Aguilera hoche la
tête et jette un coup d'oeil à son bloc-notes. " C'est sympa
" dit-elle.
" J'adore la musique, mais je ne t'entend pas assez ". C'est Perry
faisant la voix de racoleuse. " J'ai aussi perdu une part du son épique
des choeurs ".
Tirée de l'énorme collection de disque vintage de
Perry collection, l'album utilise un orchestre, une chorale, un quatuor
à cordes, et des joueurs de trompettes de jazz, ainsi des techniques
manipulées d'enregistrement comme un tambour beat-up énergique avec des
arrangements dessus pour l'abrasif morceaux au son blues "I Got
Trouble," aussi bien qu'un bit de méthode de chant, Aguilera a chanté
"Trouble" et a bu du Maker's Mark pour interpréter la chanson au son
cru "Save Me From Myself." Les références sont Billie Holiday, Ella
Fitzgerald, Etta James, Judy Garland - " ce que j'appelais ma 'musique
pour m'éclater' quand j'avais 8 ans " dit Aguilera. "Je pense
qu'elle est une petite chanteuse géniale," dit d'elle Etta James,
devenue une amie, qui distingue la tristesse de Billie Holiday dans la
voix d'Aguilera. " Pour une jeune fille comme ça, chanter des vraies
chansons ? Je veux dire, elle a filé dans le marché pop mais elle peut
tout faire. Elle est comme quelqu'un né à une autre époque. Une âme
ancienne ".

Du yin Rock graveleux au yang R&B d'Aguilera,
Linda Perry devait développer une confiance importante entre elle et
Aguilera pour l'entraîner à explorer le côté le moins gagnante-de-Star
Search d'elle-même. « Je n'aurais jamais été capable de m'ouvrir autant
à quelqu'un d'autre » dit Aguilera. « Comme cette chanson "Save Me
From Myself" [Elle a été enregistrée] très rapprochée du microphone, sans préparation, sans
rien, et ça ne me ressemble pas du tout. Aucuns effet, aucun écho - et
je suis la reine de l'écho. Chaque éraflure, chaque petite imperfection
est là. Je pense que nous nous poussons mutuellement à explorer des
choses que nous n'aurions pas exploré normalement. » Aguilera
dédie cette chanson émotionnellement nue à Bratman, dont le rôle dans
sa vie semble être exactement ce que le titre laisse entendre. Ils se
sont rencontrés pendant le débâcle avec son producteur d'Atlanta, sont
immédiatement devenus des amis proches, et puis, quand Bratman a
déménagé à L.A., ils sont devenus inséparables.
"
Avant Jordy je
ne pense pas que j'avais jamais pu apprécier ce qu'était un vrai mec
"
dit-elle. " La plupart des hommes que j'ai connu dans ma vie - ayant
grandi avec un père violent, cherchant à trouver une figure paternelle
chez des mecs défectueux - avaient tendance à être et n'étaient
généralement que des chiens. Je pensais que les hommes se résumaient à
ça. Il est le 1er à m'avoir traitée comme j'ai l'impression qu'une
femme devrait être traitée ". Et ça a du être avant Bratman
: c'est une
personne très forte, un homme fort, qui me soutiendra à travers tous
les moments difficiles dans ma vie, qui est toujours là pour me sauver.
Il peut me sortir de ma propre coquille, de ma propre dépression. C'est
mon ange. Il me sauve de tant de façons différentes.
Il faut
croire que le fait que Bratman ait volontairement soumis sa chair
jusqu'ici indésacralisée à l'aiguille d'un tatouage est un vrai
testament à son amour (Aguilera, naturellement, est copieusement
tatouée et piercée.) Comme cadeau de mariage, Monsieur Cartoon, artiste
dessinateur hip hop de graffitis a offert au couple le dessin d'un
ensemble de tatouages pour lui et pour elle. Sur son dos à elle : I AM
MY BELOVED AND MY BELOVED IS MINE (JE SUIS MON BIEN AIMÉ ET MON BIEN
AIMÉ M'APPARTIENT). Sur son bras à lui : I LOVE C.A FOREVER (J'AIME
CHRISTINA AGUILERA À TOUT JAMAIS), mais en caractères hébreux. Pendant
le mariage, composé de roses blanches, de lustres en cristal, d'une
pièce montée de cinq rangées, et un hymne de la bande son qui a sauvé
son âme The Sound of Music, Aguilera a été encouragée à chanter le
classique d'Etta James « At Last ». Et quand le type maladroit de
Riverdale, croyant à peine sa bonne chance, a couru sur scène,
soulevant le paquet habillé de satin, et avec un immense sourire a
hurlé " Voici ma putain d'épouse ! "
Etta James se rappelle avoir
rencontré Bratman à une soirée, "Je suis allée à sa rencontre et je lui
ai dit : tu vas prendre soin d'elle ?. Et il a dit " Oh, je le ferai, je
le ferai, je le ferai". Et j'ai dit : et bien assure-toi que tu prends
bien soin d'une femme comme ça. C'est une petite poupée "baby", tu vois
ce que je veux ? "

Après 4 mois de mariage et 18 ans dans le monde
des stars, Aguilera semble préparée pour un chemin nouveau et
légèrement différent - essayant même d'être sereine vis-à-vis de ses
collègues divas. " Je trouve que Kelly Clarkson a une voix vraiment
puissante ". dit-elle. " Elle est vraiment douée. Et quand je l'ai
rencontré, elle était vraiment adorable. Il y a certaines filles comme
ça, même Lindsay Lohan par exemple, quand je les rencontre elles me
font un tas de compliments, me disent qu'elles ont grandi en écoutant
ma musique et tout ça. Et j'oublies, enfin je me sens toujours jeune,
mais ces filles sont encore plus jeunes. Mais je n'ai jamais envie
d'être à ma place donc.. je ne sais pas, à trop me considérer comme une
diva vis-à-vis des gens qui m'admirent en les méprisant ". Comme le
mépris à l'égard d'Aguilera de, disons Mariah Carey. "
Elle n'a jamais
été sympa envers moi " dit-elle, " à tel point qu'une fois nous étions à
une soirée et je pense qu'elle était vraiment bourrée, et elle est
venue me balancer des choses vraiment désobligeantes à la figure...
"
elle s'arrête. " mais c'était à l'époque où elle était en dépression,
elle devait prendre de nombreux médicaments ".
Une question se
pose alors, est-ce que la bonté envers les gens du showbiz ainsi qu'un
intime nouveau mariage signifie l'adoucissement de Christina Aguilera.
Pas à en croire la chanson pour clubs "Still Dirrty" dans laquelle elle
affirme à ses fans qu'elle a " Toujours cette indécence en moi
/ Toujours
une ampleur dirrty... / Toujours cette extravagance en moi " ("Still got
that nasty in me / Still got that dirrty degree... / Still got that freak
in me )" Puis il y a la chanson "Nasty Naughty Boy," "vilain méchant
garçon" qui comprend une poésie exceptionnelle : maintenant fais-moi
goûter / met ton glaçage sur mon gâteau (Now you better give me a taste
/ Put your icing on my cake.) Je lui demande comment sa mère prend le
fait que sa fille chante quelque chose d'aussi osé. " Ma mère
a été d'un tel soutien, vraiment " dit Aguilera, avant de quitter le
restaurant devant un aveuglant groupe de paparazzis enflammés et
grimpant dans sa Rolls-Royce blanche. « Et vous savez quoi ? »
ajoute-elle, arquant soudainement ses sourcils bien faits. « Je n'y
comprend rien. » Elle rit, « Disons simplement ça. »
Traduction
réalisée par Lola
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